1. SKIN: a film by Ryan Hope

    January 31, 2012
    by Reba Maybury

    Ryan Hope reveals Garage magazines ambitious project which tattooed pieces of the most contemporary and prestigious artwork on to willing volunteers. With the likes of Damien Hirst, Jeff Koons, Raymond Pettibon images being tattooed by other tattooers  this project brought up many interesting questions about ownership and prices of the tattoos made.

    Other than bringing up these intriguing questions the film has been made in the most detailed and achingly stylistic way. The film also gives a voice to the tattooed and their own personal experiences rather than the hugely famous artists who created the images.

    Watch it here:


  2. Stan Talks about “Ma Ligne” and “FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″

    December 14, 2011
    by Jeanne-Salome Rochat

    Sang Bleu: Peux-tu décrire ton activité actuelle?

    Stan: J’ai beaucoup de demandes de tattoo en ce moment, donc ça laisse moins de temps pour le reste de mes activités. Mais je continue aussi a peindre dessiner et travaille sur un nouveau projet de livre.

    SB: Quelles sont tes références artistiques?

    S: Je n’ai pas de références artistiques, mais m’intéresse à tout et ouvre les yeux.

    SB: A quel moment as-tu décidé, ou simplement compris, que tu étais fait pour l’art (au sens large)?

    S: J’avais pleinement conscience il y a 20 ans, quand je défonçais ma ligne, que la démarche était artistique. Je ressentais instinctivement que l’ambivalence de mes actes était un acte créateur.

    SB: Comment est né le projet “Ma Ligne”? Les images, à leurs manière représente une dimension dure, souvent violente de notre société. L’objet résultant est pourtant soigné et s’insère sans problème.

    S: J’avais l’envie de témoigner de mon passé de “graffiteur de trains” autrement que par le biais du livre de graffiti lambda, qui bien souvent, me fait chier. Aller plus loin dans la représentation de tout ça, d’un mode de vie qui ne se résume pas qu’à un simple lettrage coloré à la bombe de peinture.
    Les moyens utilisés, la sobriété du design étant un parti pris, pour suivre au plus prêt le modèle initial- qui était mon book de photos. Le but étant de laisser les photographies exprimer la force poétique qu’elles recelaient.

    SB: Dans le cadre de la collaboration avec Maximage et Patrick Frey, quelles ont été tes préoccupations principales lorsqu’il a fallu faire une sélection d’image et les ordonner?

    S: Que cela soit représentatif de la réalité du moment.
    Que ça suive une logique technique que je mettais fixée.
    Pas de triche sur les dates, les endroits.
    Après, beaucoup de discussions et de débats.
    Le but étant pour moi de traduire une réalite visuelle et sensorielle.

    SB: Qu’aimerais-tu que des “lecteurs non-initiés” du livre s’imaginent, se souviennent à la lecture du livre?

    S: Qu’ils s’en souviennent prouvera déjà qu’ils ont été touchés par le contenu, ça me va. Même si c’est pour dire: “c’est dégueulasse”. C’est un témoignage et un acte artistique. Si tu réagis, j’ai gagné.

    SB: Cela fait un moment que tu tatoues. Comment s’est passé la passage?
    Y a-t-il eu un moment où tu t’es rendu compte que tu avais envie d’essayer la peau comme support ou alors était-ce un concours de circonstance?

    S: Un peu des deux. Après avoir stoppé le graffiti, qui prenait tout mon temps, il fallait s’exprimer. Le tattoo restait un art subversif a mes yeux. J’ai testé seul, ça m’a plu. Je me suis imposé des règles. Tatouer un motif, toujours et seulement le mien. Après, avec de la persévérance et de la détermination, ça avance.

    SB: Publier un ouvrage qui s’appelle “Tattoo Flash”, éditer une livre de photo avec une maison d’édition spécialisée dans l’art montre que tu maitrises les codes des pratiques dans les quelles tu t’inscris. Et pourtant ton style, peu importe le support, tant au niveau de sa forme que dans ta démarche et même ta vie restent délibérément indépendantes, transgressives, parfois violentes. Comment gères-tu le passage de l’un à l’autre?

    S: Je pense que l’”honnêteté”de ma démarche me sauve des faux pas. Je respecte la discipline que j’utilise, lis beaucoup sur le sujet, m’intéresse, apprends qui en sont les maitres, l’histoire, la base. Si tu veux transgresser les règles, il faut les connaître. Ca me permet ensuite de créer comme je l’entends, sans compromis. Et puis je ne suis pas un ado. J’ai 36 ans j’ai vécu des choses, je n’ai pas attendu que l’on vienne me chercher. Je fais mon chemin, si tu aimes, tu me suis, sinon salut, je continuerai quand même. La passion me pousse, pas l’argent ni la gloire. Mon école a été le graffiti vandale, il n’y avait rien à y gagner si ce n’est de s’exprimer sans contraintes et de gagner le respect de tes pairs. Après j’ai la prétention de croire que j’ai du talent. Je présente aux gens des projets qui tiennent la route et ils me suivent car il sentent que ma démarche est vraie.

    SB: Au fil des années, tu as rencontrés pas mal de gens de la “communauté” tattoo, tu voyages maintenant pour tatouer dans divers studios à travers le monde. Tu as donc du progressivement te familiariser avec cette pratique, ses codes et son histoire. Quel est ton rapport à celle-ci?

    S: Je n’ai jamais admiré ou courtisé le monde du tatouage, seulement respecté la démarche. Se faire encrer a vie. J’utilise donc le tatouage pour ce qu’il  est, un outil. Mais de plus en plus, je me tourne vers la mise en valeur de l’acte. Tatouant dans des galeries d’art, mettant cela en scène, comme une performance. Je pense que l’acte compte autant voir plus que le résultat, quelque soit le niveau artistique du tattoo. Je me rapproche ainsi de mon vécu dans le graffiti. Quand tu peins un métro dans un tunnel crasseux, il te reste les sensations, l’adrénaline, la peur plus que la couleur de ton panel. Je me penche sur cette vision des choses dans ma représentation du tattoo et de mon art en général.
     
    SB: Depuis les premières fois que nous avons discuté/collaboré, tu as énormément avancé dans ta pratique de la peinture, tattoo, illustration etc. As-tu l’impression de circonscrire peu à peu un domaine qui t’es propre?

    Stan: Je pense que je reste dans une démarche cohérente. Je développe mon style naturellement, aucun medium ne prenant le dessus sur l’autre, ils se complètent, me permettent aussi de ne pas me lasser. L’important pour moi étant de toujours prendre du plaisir a faire ça.

    SB: Comment envisages-tu “la suite”?
    Les projets font boule de neige et sont de plus en plus importants et intéressants. Je laisse faire les choses et continue a travailler.


  3. David Keshavjee & Simon Haenni about “FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″

    by Jeanne-Salome Rochat

    FUZI FLASH TATTOO COLLECTION N°1
    First edition 2011

    Spirit duplicated in an edition of 50 copies
    Numbered and signed
    Silkscreen printed softcover, perfect binding
    21 x 29 cm, 159 pages, 5 unpublished pages
    All drawings by FUZI UV TPK
    Design: David Keshavjee, Marietta Eugster, Rémi Brandon
    ISBN 978-3-906011-02-8
    EUR 100 | CHF 120

    BUY HERE

    Sang Bleu: Pouvez-vous décrire votre activité actuelle (graphisme, illustration, photographie, art, tattoo, etc.)?

    David Keshavjee & Simon Haenni: Nous travaillons actuellement avec Julien Tavelli et Guy Meldem sur différents projets de design et de photographie que nous signons parfois sous le nom de Maximage. 

    SB: Comment est né le projet “Ma Ligne”?

    D & S: Le projet est né lorsque Fuzi nous a montré à nous et notre collègue DJ Angel un album photo-souvenir regroupant toutes ses photos d’intérieurs de la ligne St-Lazarre. Fuzi avait déjà en tête le projet de publier son contenu et nous étions tous trois intéressés par cette idée. Nous avons décidé de travailler ensemble.

    SB: Les images, à leurs manière représente une dimension dure, souvent violente de notre société. L’objet résultant est pourtant soigné et s’insère sans problème.

    D & S: Notre volonté commune était de mettre les images en valeur, par le design et la qualité d’impression, mais aussi de leur permettre d’exister hors du contexte limité du mouvement graffiti, permettant ainsi un regard plus riche et libre de préjugés sur leur contenu. Cette approche nous a permis de travailler avec l’éditeur Patrick Frey.

    SB: Comment s’est passé la collaboration/production?

    D & S: La collaboration s’est déroulée de manière étroite entre Fuzi, l’éditeur et nous. Chaque choix a été discuté ensemble. La collaboration avec Patrick Frey nous a notamment permis de porter le plus grand soin à tout ce qui concerne les matériaux et la production de l’objet final. Les décisions du design de ce livre découlent en grande partie de l’objet original, qui a été “traduit” en livre.

    SB: Vous êtes probablement familiers avec la (regrettablement kitsch) esthétique généralement en cours dans les publications liées au tattoo. Pourtant placer des dessins destinés au tattoo dans une contexte graphique aussi radical et habituellement réservé à l’art contemporain procède d’une telle re-contextualisation de contenus ultra-connotés. Quels était votre stratégie?


    D & S: L’objet ”FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″ est un objet extrêmement simple. Avec Marietta Eugster et Rémi Brandon nous avons défini le concept du livre, les dessins ont ensuite été réalisés par Fuzi directement sur des papiers carbones A4, et reproduits à 50 exemplaires avec un duplicateur à alcool. Comme l’impression traversait parfois les feuilles, il était impossible d’avoir un livre recto verso. Les choix graphiques du livre ont été directement dictés par cette technique de reproduction. 
    L’idée était simplement de faire un objet qui soit juste par rapport à son contenu. L’impression au carbone fait référence au transfert du croquis sur la peau avec un carbone avant la réalisation d’un tatouage. Chacune des pages du livre a un rendu légèrement différent, l’impression bouge et réagit un peu différemment à chaque copie. 
    La version offset est une reproduction noir et blanc du livre original.

    SB: Vous avez maintenant publié ces deux projets sous le label Maximage. Quelle est cette entité, qui la compose, quelle est sa mission?

    D & S: En fait ces deux projets ne sont pas publiés sous le label Maximage. “Ma Ligne” est publié par Edition Patrick Frey et le “FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″ est un livre autoproduit, sans étiquette. Nous avons designé ces objets. 

    SB: Que peut-on attendre des prochaines publications et de l’évolution d’une structure qui malgré tout doit partiellement s’inscrire dans un système pré-existant de production, distribution avec ses règles et ses codes?

    D: Nous travaillons actuellement plutôt sur la conception et le design de publications pour différents artistes ainsi que d’autres clients.

    www.maximage.biz
    www.fuziuvtpk.blogspot.com


  4. tattoo portraits

    November 30, 2011
    by Maxime Buchi

    Our friend and long-time collaborator Julien Lachaussée just released a book called “Tattoo portraits”. Along with the book comes and exhibition at Sergent Paper in Paris. Opening on Friday!


  5. freddie corbin

    November 11, 2011
    by Maxime Buchi

    I am rarely touched or moved by tattooers. They can be inspiring, impressive, genius, but for many reasons, some good, they often conceal their emotions and weaknesses. I don’t personally know Freddie, but this time around, I have been deeply touched by the blend of modesty, charism and honesty of this man. An other person I felt like this about might be Theo Jak. But that is another story. The last episode of Tattoo-Age is about Freddie. Check this out.


  6. maxime friday

    November 4, 2011
    by Maxime Buchi

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  7. daily maxime

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