1. FORDE BOOKS GENEVA

    February 3, 2012
    by Reba Maybury

    Forde Books : Edition Patrick Frey
    Opening on 09.02.2012, 6pm

    After Motto and Florence Loewy, and in parallel to the exhibition programme, Forde invites Edition Patrick Frey (Zurich) to conceive a temporary bookshop. Artists books, first publications (Fuzi, Ma ligne, HuberHuber, Universen), rare books (J.F. Schnyder, Zuger- Baarerstrasse; Annelise Coste, Non; Karen Kilimnik, Paintings) or out of print (Walter Pfeiffer, Das Auge, die Gedanken, unentwegt wandernd; Fischli & Weiss, Airports; Piotr Uklanski, The Nazis), and best-sellers (Lurker Grand, Hot Love; Onorato/Krebs, The Great Unreal; Christian Schwager, Falsche Chalets), about fifty books are available at Forde from February 9th.
    During the opening, Mirjam Fischer and Andreas Koller will present the work of Edition Patrick Frey.
    Hot Dogs & cocktails.

    Forde Books : wed.-sat. / 2-7pm
    More information here.

  2. Very Operatic

    January 24, 2012
    by Eugenia Lapteva

    A fleeting taste of damnation in Mozart’s comic(!) opera Don Giovanni. Performed tonight at ROH. In colour ;)


  3. Yesterday at Père Lachaise

    January 9, 2012
    by Florence Tetier

    As emo as it sounds, the weather was perfect yesterday to wander in the Père Lachaise cemetary;


  4. Stan Talks about “Ma Ligne” and “FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″

    December 14, 2011
    by Jeanne-Salome Rochat

    Sang Bleu: Peux-tu décrire ton activité actuelle?

    Stan: J’ai beaucoup de demandes de tattoo en ce moment, donc ça laisse moins de temps pour le reste de mes activités. Mais je continue aussi a peindre dessiner et travaille sur un nouveau projet de livre.

    SB: Quelles sont tes références artistiques?

    S: Je n’ai pas de références artistiques, mais m’intéresse à tout et ouvre les yeux.

    SB: A quel moment as-tu décidé, ou simplement compris, que tu étais fait pour l’art (au sens large)?

    S: J’avais pleinement conscience il y a 20 ans, quand je défonçais ma ligne, que la démarche était artistique. Je ressentais instinctivement que l’ambivalence de mes actes était un acte créateur.

    SB: Comment est né le projet “Ma Ligne”? Les images, à leurs manière représente une dimension dure, souvent violente de notre société. L’objet résultant est pourtant soigné et s’insère sans problème.

    S: J’avais l’envie de témoigner de mon passé de “graffiteur de trains” autrement que par le biais du livre de graffiti lambda, qui bien souvent, me fait chier. Aller plus loin dans la représentation de tout ça, d’un mode de vie qui ne se résume pas qu’à un simple lettrage coloré à la bombe de peinture.
    Les moyens utilisés, la sobriété du design étant un parti pris, pour suivre au plus prêt le modèle initial- qui était mon book de photos. Le but étant de laisser les photographies exprimer la force poétique qu’elles recelaient.

    SB: Dans le cadre de la collaboration avec Maximage et Patrick Frey, quelles ont été tes préoccupations principales lorsqu’il a fallu faire une sélection d’image et les ordonner?

    S: Que cela soit représentatif de la réalité du moment.
    Que ça suive une logique technique que je mettais fixée.
    Pas de triche sur les dates, les endroits.
    Après, beaucoup de discussions et de débats.
    Le but étant pour moi de traduire une réalite visuelle et sensorielle.

    SB: Qu’aimerais-tu que des “lecteurs non-initiés” du livre s’imaginent, se souviennent à la lecture du livre?

    S: Qu’ils s’en souviennent prouvera déjà qu’ils ont été touchés par le contenu, ça me va. Même si c’est pour dire: “c’est dégueulasse”. C’est un témoignage et un acte artistique. Si tu réagis, j’ai gagné.

    SB: Cela fait un moment que tu tatoues. Comment s’est passé la passage?
    Y a-t-il eu un moment où tu t’es rendu compte que tu avais envie d’essayer la peau comme support ou alors était-ce un concours de circonstance?

    S: Un peu des deux. Après avoir stoppé le graffiti, qui prenait tout mon temps, il fallait s’exprimer. Le tattoo restait un art subversif a mes yeux. J’ai testé seul, ça m’a plu. Je me suis imposé des règles. Tatouer un motif, toujours et seulement le mien. Après, avec de la persévérance et de la détermination, ça avance.

    SB: Publier un ouvrage qui s’appelle “Tattoo Flash”, éditer une livre de photo avec une maison d’édition spécialisée dans l’art montre que tu maitrises les codes des pratiques dans les quelles tu t’inscris. Et pourtant ton style, peu importe le support, tant au niveau de sa forme que dans ta démarche et même ta vie restent délibérément indépendantes, transgressives, parfois violentes. Comment gères-tu le passage de l’un à l’autre?

    S: Je pense que l’”honnêteté”de ma démarche me sauve des faux pas. Je respecte la discipline que j’utilise, lis beaucoup sur le sujet, m’intéresse, apprends qui en sont les maitres, l’histoire, la base. Si tu veux transgresser les règles, il faut les connaître. Ca me permet ensuite de créer comme je l’entends, sans compromis. Et puis je ne suis pas un ado. J’ai 36 ans j’ai vécu des choses, je n’ai pas attendu que l’on vienne me chercher. Je fais mon chemin, si tu aimes, tu me suis, sinon salut, je continuerai quand même. La passion me pousse, pas l’argent ni la gloire. Mon école a été le graffiti vandale, il n’y avait rien à y gagner si ce n’est de s’exprimer sans contraintes et de gagner le respect de tes pairs. Après j’ai la prétention de croire que j’ai du talent. Je présente aux gens des projets qui tiennent la route et ils me suivent car il sentent que ma démarche est vraie.

    SB: Au fil des années, tu as rencontrés pas mal de gens de la “communauté” tattoo, tu voyages maintenant pour tatouer dans divers studios à travers le monde. Tu as donc du progressivement te familiariser avec cette pratique, ses codes et son histoire. Quel est ton rapport à celle-ci?

    S: Je n’ai jamais admiré ou courtisé le monde du tatouage, seulement respecté la démarche. Se faire encrer a vie. J’utilise donc le tatouage pour ce qu’il  est, un outil. Mais de plus en plus, je me tourne vers la mise en valeur de l’acte. Tatouant dans des galeries d’art, mettant cela en scène, comme une performance. Je pense que l’acte compte autant voir plus que le résultat, quelque soit le niveau artistique du tattoo. Je me rapproche ainsi de mon vécu dans le graffiti. Quand tu peins un métro dans un tunnel crasseux, il te reste les sensations, l’adrénaline, la peur plus que la couleur de ton panel. Je me penche sur cette vision des choses dans ma représentation du tattoo et de mon art en général.
     
    SB: Depuis les premières fois que nous avons discuté/collaboré, tu as énormément avancé dans ta pratique de la peinture, tattoo, illustration etc. As-tu l’impression de circonscrire peu à peu un domaine qui t’es propre?

    Stan: Je pense que je reste dans une démarche cohérente. Je développe mon style naturellement, aucun medium ne prenant le dessus sur l’autre, ils se complètent, me permettent aussi de ne pas me lasser. L’important pour moi étant de toujours prendre du plaisir a faire ça.

    SB: Comment envisages-tu “la suite”?
    Les projets font boule de neige et sont de plus en plus importants et intéressants. Je laisse faire les choses et continue a travailler.


  5. David Keshavjee & Simon Haenni about “FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″

    by Jeanne-Salome Rochat

    FUZI FLASH TATTOO COLLECTION N°1
    First edition 2011

    Spirit duplicated in an edition of 50 copies
    Numbered and signed
    Silkscreen printed softcover, perfect binding
    21 x 29 cm, 159 pages, 5 unpublished pages
    All drawings by FUZI UV TPK
    Design: David Keshavjee, Marietta Eugster, Rémi Brandon
    ISBN 978-3-906011-02-8
    EUR 100 | CHF 120

    BUY HERE

    Sang Bleu: Pouvez-vous décrire votre activité actuelle (graphisme, illustration, photographie, art, tattoo, etc.)?

    David Keshavjee & Simon Haenni: Nous travaillons actuellement avec Julien Tavelli et Guy Meldem sur différents projets de design et de photographie que nous signons parfois sous le nom de Maximage. 

    SB: Comment est né le projet “Ma Ligne”?

    D & S: Le projet est né lorsque Fuzi nous a montré à nous et notre collègue DJ Angel un album photo-souvenir regroupant toutes ses photos d’intérieurs de la ligne St-Lazarre. Fuzi avait déjà en tête le projet de publier son contenu et nous étions tous trois intéressés par cette idée. Nous avons décidé de travailler ensemble.

    SB: Les images, à leurs manière représente une dimension dure, souvent violente de notre société. L’objet résultant est pourtant soigné et s’insère sans problème.

    D & S: Notre volonté commune était de mettre les images en valeur, par le design et la qualité d’impression, mais aussi de leur permettre d’exister hors du contexte limité du mouvement graffiti, permettant ainsi un regard plus riche et libre de préjugés sur leur contenu. Cette approche nous a permis de travailler avec l’éditeur Patrick Frey.

    SB: Comment s’est passé la collaboration/production?

    D & S: La collaboration s’est déroulée de manière étroite entre Fuzi, l’éditeur et nous. Chaque choix a été discuté ensemble. La collaboration avec Patrick Frey nous a notamment permis de porter le plus grand soin à tout ce qui concerne les matériaux et la production de l’objet final. Les décisions du design de ce livre découlent en grande partie de l’objet original, qui a été “traduit” en livre.

    SB: Vous êtes probablement familiers avec la (regrettablement kitsch) esthétique généralement en cours dans les publications liées au tattoo. Pourtant placer des dessins destinés au tattoo dans une contexte graphique aussi radical et habituellement réservé à l’art contemporain procède d’une telle re-contextualisation de contenus ultra-connotés. Quels était votre stratégie?


    D & S: L’objet ”FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″ est un objet extrêmement simple. Avec Marietta Eugster et Rémi Brandon nous avons défini le concept du livre, les dessins ont ensuite été réalisés par Fuzi directement sur des papiers carbones A4, et reproduits à 50 exemplaires avec un duplicateur à alcool. Comme l’impression traversait parfois les feuilles, il était impossible d’avoir un livre recto verso. Les choix graphiques du livre ont été directement dictés par cette technique de reproduction. 
    L’idée était simplement de faire un objet qui soit juste par rapport à son contenu. L’impression au carbone fait référence au transfert du croquis sur la peau avec un carbone avant la réalisation d’un tatouage. Chacune des pages du livre a un rendu légèrement différent, l’impression bouge et réagit un peu différemment à chaque copie. 
    La version offset est une reproduction noir et blanc du livre original.

    SB: Vous avez maintenant publié ces deux projets sous le label Maximage. Quelle est cette entité, qui la compose, quelle est sa mission?

    D & S: En fait ces deux projets ne sont pas publiés sous le label Maximage. “Ma Ligne” est publié par Edition Patrick Frey et le “FUZI UV TPK Flash Tattoo Collection No 1″ est un livre autoproduit, sans étiquette. Nous avons designé ces objets. 

    SB: Que peut-on attendre des prochaines publications et de l’évolution d’une structure qui malgré tout doit partiellement s’inscrire dans un système pré-existant de production, distribution avec ses règles et ses codes?

    D: Nous travaillons actuellement plutôt sur la conception et le design de publications pour différents artistes ainsi que d’autres clients.

    www.maximage.biz
    www.fuziuvtpk.blogspot.com


  6. New and Curious

    December 4, 2011
    by Jeanne-Salome Rochat

    Extracts from New and Curious School of Theatrical Dancing by Gregorio Lambranzi.
    Published in 1928 by The Imperial society of Teachers of Dancing.


  7. A TRIP TO FRIEZE – Seol Kwon

    October 22, 2011
    by Seol Kwon

      Even as a regular attendee of international art fairs, I looked forward to this year’s Frieze Art Fair, on 13–16 October because I have such fond memories of the last time I attended Frieze week in November 2008, when I had the pleasure and honor of going to both Anthony Gormley & Tracy Emin’s studios in London. I also remember quite vividly the strained but exciting buzz at the art fair, as it was right after the economic collapse, leaving everyone in a quandary as to what to expect. Nevertheless, the champagne flowed easily, and the tempo that year was downright festive, an all around much needed respite from reality outside the art world.

    Flash forward to this year, to the ninth edition of Frieze Art Fair, the last year that this leading contemporary art fair will remain an event exclusive to London’s Regent’s Park. Starting in 2012, Frieze will have an ancillary Frieze in New York City. The overall mood was one which, while defiant to giving into economic doom and gloom, remained mindful of taking too many risks. Dealers often chose brightly coloured and /or two dimensional (primarily paintings) works this year. Sex, politics, and economics took secondary positioning to the comforting and collector friendly livable art. Of course there were several unfriendly works, such as the Madonna & Child by Jake & Dinos Chapman at the White Cube or morgue piece by Elmgreen and Dragset at Galerie Perrotin, and the Yacht by Christian Jankowski, but I tended to see these works to be not unlike irritating flies at a pleasant picnic. Of special note to Sang Bleu readers was the life sized bronze of Rick Genest—aka Rico at the White Cube Gallery by YBA Marc Quinn. The detail was astonishing with the tatoos perfectly replicated and etched into the cast.

    Pierre Huyghe’s work for Frieze Projects, Recollection, 2011 caused quite a stir when the original hermit crab for his aquarium installation was stopped by US customs because it was believed to be inhabiting the shell of an endangered species. Huyghe had to coax a replacement crustacean into a replica of Brancusi’s Sleeping Muse, 1909-10. “Brancusi is a well-known symbol of culture and modernity,” says Huyghe.“[The reference] is also about reactivating the head or a particular psychological state.” Fish tanks are a recurring theme in the artist’s work. He says: “They are about constructing situations; they become an equilibrium of a situation that we find ourselves in.”

    As usual, most of the fun at the fair was to be had in the aises, where fair goers were apparently having more conversation than usual with each other than gallerists, although sales were reportedly good, they were not stellar. A Gerhard Richter, entitled “Strip” was on reserve at Marian Goodman for £1.5 million, although my favorites by him were the smaller painted photographs in the same stall. With a career retrospective currently at the Tate Modern, Gerhard Richter was on everyone’s consciousness.

     

    Photo: Seol Kwon

    Photo: Seol Kwon

    I never neglect to stop by Sadie Coles HQ, who was the winner of the “Best Booth of the Frieze Art Fair 2010”. I consistently find the quality of her artists’ works and presentation above the fray, and at any art fair.

    Photo: Seol Kwon

     

    Photo: Seol Kwon

     

    At Alison Jacques Gallery, there were two works which I took particular fondness to, one by Hannah Wilke of 48 separate pieces of porcelain, which immediately evoked memories of making homemade wonton’s, and “Lighthouse”, by Catherine Yass, whose lush colors were simply magnetic.

    Photo: Seol Kwon

    Photo: Seol Kwon

     

    Ellen Gallagher @ Hauser & Wirth Photo: Seol Kwon

     

    This year’s Sculpture Park presented work by some of the most acclaimed international Sculptors, including the piece “Seer” by Kiki Smith. Her triptych work “Reminiscent” inside the fair was also stunning.

    Kiki Smith @ Timothy Taylor Gallery

    Serious collectors, art advisors, and fashion flock were visible. From the fashion tribe namely, Valentino Garavani, Giancarlo Giammetti, Alber Elbaz, Dasha Zhukova, Elle Macpherson, Natalia Vodianova, Phoebe Philo. Fashion and art are by no means strangers to each other, and one of the first things one notices approaching ANY art fair, is the proliferation of all things current in the world of fashion, not unlike being outside a fashion show. The most obvious collaboration between art and fashion would be Louis Vuittons’ success with Murakami’s designs, and even more importantly, “Savage Beauty” at the MET, which has forever changed Alexander McQueen’s status from fashion designer to bonafied artist with a capital A. Cindy Sherman is soon appearing in a MAC cosmetics campaign, and one of my all time beloved photographers, Nan Goldin, is shooting for Jimmy Choo (!) following Marilyn Minter last year. Acne is teaming up with artist Daniel Silver to create a range of clothes…. The list of collaborations are endless. Creativity breeds creativity, and fashion and art have in common, the borrowing and elaboration of ideas from each other as well as certainly sharing like-minded clientele.

     

    Marilyn Minter @ Salon 94 Photo: Seol Kwon


     

    Mai-Thu Perret “Flow My Tears” Foam Mannequin, blown glass head, replica of Schiaparelli silk dress. Photo: Seol Kwon

     

    One of the things which I appreciate most about Frieze, is its’ manageable size, which allows one to take in such a diverse array of art without becoming overwhelmed. And while it is not easy to pick out trends in art, this was the first time that I was at an art fair to report not just on the art, but also on the style outlook. I found that the fashion / style / art quotient oftentimes coincided, in fact, it tends to seamlessly merge as can be seen the following photographs: the Alexander McQueen scarf wearer with the Wilhelm Sasnal “Untitled” painting of a pregnant headless figure, the wildly dressed woman carrying a Chanel bag juxtaposed with the sexually explicit phallic Franz West sculpture at Gagosian Gallery, and the head to toe wearing fan of Brunello Cucinelli observing the rustic beauty of the Tacita Dean pieces “Rosenbett” at Frith Street Gallery.

    Photo: Seol Kwon

    Photo: Seol Kwon

    Photo: Seol Kwon

    Lastly, any report on Frieze Art Fair this year would not be complete without mention of James Brett and the “Museum of Everything” at Selfridges whose presence was all pervasive. To imagine that only three years ago, I attended a private viewing of Mr. Brett’s “La Collection Bretanique” in his home and did a reportage on his collection is nearly unfathomable considering the drastic personal transformation he has undergone from passionate private collector to talk of the London art world. That just goes to show, three years is just enough time to entirely change ones’ life and universe to encompass everything.

    James Brett outside of Frieze Art Fair 2011 Photo: Seol Kwon

    See you at Frieze New York 2012!